La vidéo a transformé l’arbitrage du football, mais la VAR dans les stades continue de faire débat chez les supporters et les joueurs.

Crédits: Niko4it
Depuis son apparition dans les grandes compétitions, la VAR dans les stades s’est imposée comme un acteur incontournable du football moderne. Mais derrière la promesse d’un arbitrage plus juste, les questions se multiplient. Sur le terrain, dans les tribunes, à la télévision, la vidéo suscite autant d’adhésion que de contestation.
Une arrivée dans le tumulte
Tout a vraiment commencé lors de la Coupe du monde 2018. La FIFA intègre la VAR dans les stades, promettant une aide aux arbitres en cas d’erreur manifeste. Le principe est simple : revoir les actions décisives à la vidéo, grâce à un dispositif centralisé et des ralentis multiples. Hors-jeux, penalties, cartons rouges, buts valides ou non : tout est passé au crible. Dès les premières utilisations, la VAR crée l’événement. Certaines décisions sont corrigées, des penalties sont accordés après visionnage, des buts annulés. Mais très vite, une autre question émerge : pourquoi cela prend-il autant de temps ? Le public ne comprend pas toujours ce qui est revu, ni la raison finale de la décision. Certaines personnes profites de ces moments de pause pour aller sur des sites comme Slott Casino afin de profiter d’opportunités sur son propre téléphone.
Dans les tribunes, un malaise grandissant
Pour les spectateurs présents dans les stades, la frustration est parfois immense. Contrairement aux téléspectateurs, ils n’ont pas toujours accès aux ralentis. Une main sifflée ou non ? Un hors-jeu de l’épaule ? Le verdict tombe, souvent sans explication claire. L’émotion brute du but devient une attente figée, suivie d’un soulagement ou d’une immense déception. Cette incertitude nuit à l’ambiance. Dans certains stades, on célèbre deux fois. Dans d’autres, on ne célèbre plus du tout. Les supporters apprennent à contenir leur joie. La VAR dans les stades change leur rapport au match. Ils se sentent parfois exclus du spectacle qu’ils sont venus vivre.
Une transparence encore perfectible
Les instances tentent pourtant de corriger le tir. En Bundesliga, les stades diffusent des messages explicites sur les écrans géants. En MLS, l’audio entre l’arbitre et la VAR est parfois diffusé. Mais en Ligue 1 ou en Serie A, les informations restent sommaires. Les entraîneurs demandent plus de clarté. Les capitaines, eux, réclament un échange direct avec l’arbitre vidéo. Mais cette communication reste verrouillée. La peur de l’erreur et la pression médiatique freinent les expérimentations. Résultat : la VAR dans les stades demeure un outil mystérieux, presque technocratique, loin de la passion populaire.
Des joueurs parfois déstabilisés
Sur le terrain, les attitudes ont changé. Certains défenseurs lèvent aussitôt le bras après chaque action litigieuse. D’autres restent immobiles, espérant l’intervention vidéo. Les gardiens temporisent les relances, les attaquants hésitent à célébrer. La VAR dans les stades affecte le rythme et les émotions. Des entraîneurs s’en servent pour protester. Des joueurs évoquent une perte de spontanéité. Et pourtant, nombreux sont ceux qui reconnaissent son utilité. Quand elle corrige une injustice flagrante, la VAR est applaudie. Mais quand elle annule un but pour un hors-jeu d’un centimètre, elle devient l’ennemie du jeu.
Un arbitrage plus exposé que jamais
La vidéo n’a pas fait disparaître les polémiques, elle les a déplacées. Aujourd’hui, ce n’est plus l’arbitre seul qui est critiqué, mais l’ensemble du dispositif. Pourquoi telle action a été revue et pas l’autre ? Pourquoi cette faute n’a pas été signalée ? Les supporters scrutent chaque décision, chaque image, chaque geste. Les émissions décryptent les angles, comparent les ralentis, chronomètrent les temps de décision. L’arbitre devient une cible, même assisté de la technologie. La VAR dans les stades devait apaiser les tensions. Elle les exacerbe parfois, surtout quand elle semble bafouer l’esprit du jeu.
Vers une évolution nécessaire
Les autorités du football en sont conscientes. La FIFA et l’IFAB travaillent à améliorer l’expérience en stade. Des tests sont en cours pour mieux informer le public. L’idée d’un micro sur l’arbitre central, comme au rugby, est régulièrement évoquée. La VAR Light, moins coûteuse, permet aussi à des ligues secondaires d’accéder à l’assistance vidéo. Mais la vraie question reste celle de l’acceptabilité. La VAR dans les stades pas rejetée dans son principe. Ce sont ses conditions d’application, son manque de fluidité, et sa froideur qui dérangent. Il faut reconnecter la technologie au public. Redonner de l’humanité à la décision.
Un football entre modernité et tradition
Ce qui se joue avec la VAR dans les stades, c’est bien plus qu’un simple arbitrage. C’est la place de l’erreur dans le football. L’arbitre reste humain, même assisté. Le doute subsistera toujours. Mais les supporters, eux, réclament du sens, du partage, de l’émotion. La vidéo ne doit pas tuer la dramaturgie du sport. Elle doit l’accompagner, sans le dénaturer. Et surtout, elle ne doit pas éloigner le public de ce qu’il aime : vibrer sans attendre.
La prochaine étape sera peut-être l’intégration totale de la VAR au cœur du spectacle, avec davantage de transparence et d’interactivité.