PSG Flamengo. Trois lettres contre huit, deux continents, une seule couronne mondiale. Cette finale de Coupe Intercontinentale 2025 promet une opposition totale entre culture européenne et puissance sud-américaine.
PSG Flamengo n’est pas une affiche ordinaire. C’est un choc d’identités, de styles, d’histoires, dans un stade qatari prêt à vibrer.

Equipe de Flamengo crédits : Reuters
Mercredi 17 décembre 2025, à 18h00, le stade Ahmad-ben-Ali d’Al-Rayyan accueillera un rendez-vous historique. Le PSG, champion d’Europe, défie Flamengo, roi d’Amérique du Sud. Une finale unique, diffusée sur M6 et beIN SPORTS, qui dépasse le simple cadre d’un trophée.
Une Coupe Intercontinentale repensée et stratégique
La Coupe Intercontinentale 2025 inaugure une nouvelle ère. Elle remplace l’ancienne Coupe du Monde des Clubs, avec un format resserré. Six champions continentaux se disputent désormais un titre clair, lisible, sans concurrence directe avec la Coupe du monde des clubs élargie.
Le PSG arrive directement en finale, privilège réservé au champion d’Europe. Flamengo, lui, a dû batailler. Et ce n’est pas tout. Ce parcours a forgé une dynamique et une confiance rares.
Les Brésiliens ont d’abord écarté Cruz Azul, 2-1, grâce à un doublé de Giorgian de Arrascaeta. Puis, ils ont dominé Pyramids FC, 2-0, avec deux buts de défenseurs sur coups de pied arrêtés. Un message envoyé au monde.
PSG Flamengo, un duel chargé d’histoire et de symboles
Pour le PSG, cette finale représente une première absolue. Jamais le club parisien n’a remporté la Coupe Intercontinentale. L’enjeu est immense. Une victoire permettrait d’ajouter un troisième trophée international majeur en moins d’un an.
Ligue des Champions, Supercoupe d’Europe, Coupe Intercontinentale. Le triptyque est à portée. Mieux encore, Paris pourrait égaler le record du Real Madrid avec cinq trophées internationaux majeurs.
Luis Enrique connaît ce rendez-vous. Il a déjà remporté ce titre en 2015 avec le FC Barcelone. Son expérience pèse, tout comme sa capacité à gérer les matchs à haute pression.
Pour Flamengo, l’histoire est déjà riche. Quatre Copa Libertadores remportées, un record national. Le club carioca s’impose comme une référence continentale durable. Filipe Luis, ancien latéral européen, incarne cette passerelle entre deux mondes.
Mais attention. Depuis 2012, les champions d’Europe dominent systématiquement cette compétition. Flamengo veut briser cette série.
Une bataille tactique entre contrôle et percussion
PSG Flamengo sera aussi un duel d’entraîneurs et de philosophies. Luis Enrique contre Filipe Luis. Deux visions du jeu, deux lectures du tempo.
Côté parisien, la maîtrise prime. Le 4-3-3 est asymétrique, fluide, adaptable. Vitinha orchestre, João Neves équilibre, Ruiz temporise. Le ballon circule, les espaces se créent progressivement.
Ousmane Dembélé bénéficie d’une liberté totale sur son aile. Désiré Doué et Khvicha Kvaratskhelia étirent le bloc adverse. Le contre-pressing est immédiat, collectif, étouffant.
Flamengo répond par un 4-2-3-1 solide. Double pivot Pulgar Jorginho pour sécuriser. Construction depuis l’arrière, avec Rossi très à l’aise au pied. Puis, accélérations soudaines.
La force majeure reste les phases arrêtées. Danilo et Léo Pereira ont inscrit 20 buts défensifs cette saison. Un chiffre qui impose le respect. Chaque corner devient une menace.
Compositions probables et hommes clés à surveiller
Le PSG devrait aligner Lucas Chevalier dans les buts. Défense jeune mais expérimentée, avec Marquinhos en patron. Lucas Hernández apporte son impact, Pacho sa lecture.
Au milieu, Vitinha est le métronome. Troisième au Ballon d’Or 2025, il dicte le rythme. Ses statistiques parlent. Cinq buts, sept passes décisives en 21 matches.
Devant, Dembélé reste imprévisible. Trois buts, deux passes décisives cette saison. Son duel avec Alex Sandro sera déterminant.
Mais attention à l’incertitude Achraf Hakimi. Blessé à la cheville depuis novembre, son retour reste flou. Une absence qui pourrait peser sur les couloirs.
Flamengo aligne une ossature expérimentée. Danilo, 34 ans, leader défensif, dangereux sur coups francs. Jorginho apporte son vécu européen. De Arrascaeta, lui, est le cœur créatif.
Le milieu offensif uruguayen affiche 18 buts et 13 passes décisives cette saison. Ballon d’Or du championnat brésilien, il a déjà brillé dans cette compétition. Deux buts en quarts, deux passes en demies. Un poison constant.
Enjeux sportifs et pression psychologique maximale
Cette finale PSG Flamengo dépasse le cadre tactique. Elle touche à l’identité. Paris veut confirmer son statut européen sur la scène mondiale. Flamengo veut prouver que l’Amérique du Sud peut encore rivaliser.
Le PSG arrive avec le costume de favori. Effectif plus jeune, collectif rodé, expérience récente des finales. Pourtant, la pression est immense. Une première finale mondiale ne se joue jamais sans tension.
Flamengo avance avec moins d’attentes extérieures, mais une faim intacte. Son collectif est structuré, discipliné, capable de souffrir. Les vétérans savent gérer le temps faible.
Le stade Ahmad-ben-Ali sera un théâtre neutre. 44 740 places, une ambiance cosmopolite, une acoustique fermée. Chaque duel comptera.
PSG Flamengo, un match pour marquer une époque
Cette finale concentre tout ce que le football international offre de plus intense. Styles opposés, générations mêlées, continents face à face. Le PSG Flamengo incarne un sommet de saison.
Chaque détail comptera. Une phase arrêtée, une transition, un duel individuel. Le football se joue parfois sur un rien. Pourtant, l’histoire s’écrit toujours dans ces moments précis.
Mercredi soir, un trophée changera de camp. Paris ou Rio. Europe ou Amérique du Sud. Et derrière cette finale, une autre question émergera déjà, celle de la domination mondiale à long terme.
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