Le trophée des champions 2026 offre une affiche explosive entre l’Olympique de Marseille et le Paris Saint Germain. Ce Classique délocalisé concentre enjeux sportifs, tensions symboliques et choix politiques discutés. Tout ce qu’il faut savoir avant ce rendez vous scruté.

Un Classique inédit pour ouvrir l’année 2026
Le trophée des champions n’est jamais un match comme les autres. Celui de 2026 prend une dimension particulière avec un OM PSG programmé en plein mois de janvier. Le jeudi 8 janvier 2026, à 19h heure française, Marseille et Paris s’affronteront au Jaber Al Ahmad International Stadium de Koweït City. Le coup d’envoi sera donné à 21h heure locale dans une enceinte de 58 000 places. L’arbitre désigné est Thomas Léonard, habitué des grandes affiches nationales. Cette 31e édition oppose traditionnellement le champion de Ligue 1 au vainqueur de la Coupe de France, face au vice champion en cas de doublé. Le contexte renforce l’attente autour de ce match sec, sans droit à l’erreur. L’opposition dépasse le simple cadre sportif et s’inscrit dans une rivalité historique qui structure le football français depuis des décennies. Et ce n’est pas tout, car la date inhabituelle change complètement la préparation des deux équipes.
Pourquoi le trophée des champions se joue en janvier
Initialement, le trophée des champions devait se tenir le 13 août 2025. Ce calendrier a été bouleversé par un conflit majeur. Le Paris Saint Germain était engagé le même jour en finale de la Supercoupe d’Europe face à Tottenham, vainqueur de la Ligue Europa. Une compétition que le club parisien ne pouvait ignorer. La Ligue de Football Professionnel a donc décidé de repousser l’affiche à janvier 2026, sans fixer immédiatement de date précise. Ce flou a entretenu l’incertitude jusqu’en novembre 2025. Ce décalage modifie profondément la lecture du match. Il ne s’agit plus d’un lever de rideau estival, mais d’un affrontement en pleine saison, avec des organismes sollicités et des enjeux sportifs déjà bien installés. Pourtant, cette solution n’a pas éteint les polémiques, notamment sur la localisation choisie.
Un historique largement favorable au PSG
Ce OM PSG sera la troisième confrontation entre les deux clubs au trophée des champions. En 2010, Marseille s’était imposé aux tirs au but après un nul vierge, dans un match disputé le 7 novembre. En 2020, le PSG avait pris le dessus 2 à 1 à Lens, avec des buts d’Icardi et Neymar, contre une réalisation tardive de Payet. Sur le plan global, le Paris Saint Germain domine outrageusement cette compétition avec 13 titres. Sur les 12 dernières éditions, les Parisiens en ont remporté 11. Seul Lille a brisé cette série en 2021. La plus large victoire reste un cinglant 4 0 contre Monaco en 2018. Pour Marseille, le constat est brutal. Le dernier trophée des champions remporté date de 2011. Plus largement, l’OM n’a plus soulevé le moindre trophée depuis 2012. Ce contraste alimente la pression autour de cette finale, surtout côté marseillais.
Le contexte sportif en Ligue 1 avant le choc
Après 17 journées de Ligue 1 2025 2026, les dynamiques sont contrastées. Le PSG occupe la deuxième place avec 39 points, grâce à 12 victoires, 3 nuls et 2 défaites, et une différence de buts de plus 22. Marseille pointe à la troisième place avec 32 points, pour 10 victoires, 2 nuls et 5 défaites, et un goal average de plus 19. Lens mène la danse avec 40 points. Lors du dernier Classique en championnat, le 21 septembre 2025, l’OM a créé la surprise en s’imposant 1 0 au Vélodrome. Un but contre son camp de Marquinhos avait scellé ce succès historique. Il s’agissait de la première victoire marseillaise à domicile contre Paris depuis 14 ans. Cette donnée change la psychologie du duel. Le PSG cherchera une revanche immédiate. Marseille, lui, voudra confirmer que cet exploit n’était pas un accident.
Des absences lourdes de conséquences
Le trophée des champions 2026 sera marqué par de nombreuses absences, notamment en raison de la Coupe d’Afrique des Nations. Côté PSG, au minimum huit joueurs manqueront à l’appel. Achraf Hakimi et Ibrahim Mbaye sont retenus avec le Maroc et le Sénégal. Matvey Safonov, Lee Kang in et Quentin Ndjantou sont blessés. David Boly reste incertain, touché à la cheville. Cette hécatombe réduit les options de Luis Enrique, surtout dans les couloirs. Pour l’OM, trois absences sont confirmées. Nayef Aguerd est mobilisé par la CAN. Arthur Vermeeren et Bilal Nadir sont suspendus après leur expulsion contre Nantes. En revanche, Balerdi fait son retour, tout comme Lirola, Garcia et Maupay, présents dans un groupe élargi de 28 joueurs. Mais attention, ces absences pourraient peser lourd dans un match aussi tendu.
Des enjeux radicalement différents pour Paris et Marseille
Pour le PSG, l’objectif est clair. Remporter un 14e trophée des champions et poursuivre une domination sans partage. Après un sextuplé historique en 2025, comprenant Ligue 1, Coupe de France, Ligue des Champions et Supercoupe d’Europe, le club parisien vise la continuité. Luis Enrique veut inscrire cette équipe dans la durée, avec en ligne de mire une défense du titre européen, exploit rarissime. Le PSG reste sur une année record avec 50 victoires et 178 buts inscrits. Pour Marseille, l’enjeu est existentiel. Roberto De Zerbi l’a reconnu sans détour. Remporter un titre est une priorité absolue. L’OM vit une disette qui dure depuis 2012. Le trophée des champions apparaît comme l’opportunité la plus accessible. Une victoire offrirait un signal fort, sportif et symbolique, pour un projet encore en construction.
Une bataille tactique très attendue
Sur le plan tactique, l’opposition promet. Luis Enrique poursuit son travail avec un PSG fluide et mobile. L’utilisation d’Ousmane Dembélé en faux neuf crée des déséquilibres constants. Les permutations permanentes au milieu et en attaque rendent le pressing adverse complexe. Vitinha évoque une animation où chaque joueur peut occuper plusieurs zones. Face à cela, Roberto De Zerbi a trouvé une stabilité avec son 3 4 2 1. Depuis son adoption, l’OM a enchaîné une longue série d’invincibilité en Ligue 1. Cette organisation pourrait permettre de mieux contenir la mobilité parisienne, tout en exploitant les transitions rapides. Pourtant, l’efficacité dépendra aussi de la gestion émotionnelle dans un contexte hostile.
Une diffusion exclusive et une localisation contestée
Le match sera diffusé exclusivement sur Ligue 1+, la nouvelle plateforme officielle de la LFP. Tous les regards seront tournés vers cette rencontre, vitrine de ce service lancé en août 2025. Mais la localisation au Koweït continue de diviser. Roberto De Zerbi a publiquement regretté un match joué hors de France, loin des supporters. Les fans marseillais ont décidé de boycotter le déplacement. Le PSG a même annulé son pack supporters à 800 euros, faute de demande suffisante. Le risque d’un stade clairsemé existe, malgré les 58 000 places disponibles. Cette situation interroge sur le sens de la délocalisation d’un trophée censé célébrer le football français.
Un Classique sous tension totale
En 108 confrontations toutes compétitions confondues, le PSG affiche un bilan favorable avec 51 victoires, 23 nuls et 34 défaites. Cette domination reflète l’évolution du rapport de force depuis 2011. Pourtant, le match du 8 janvier ne se jouera pas sur l’histoire. Il se jouera sur l’instant, sur la capacité à gérer la pression et les absences. Le trophée des champions 2026 n’est pas un simple match honorifique. Il cristallise les ambitions de deux clubs que tout oppose. Et ce n’est pas fini, car ce duel pourrait aussi influencer la suite de la saison en Ligue 1 et en Europe.
Voir aussi notre article sur : Trophée des Champions 2026 : pactole pour l’OM et le PSG
