À seulement 17 ans, Lennart Karl s’impose déjà comme un nom incontournable à Munich. La pépite bavaroise fascine par sa précocité, ses records et son sang froid. Lennart Karl n’est plus une promesse discrète, mais un acteur réel du Bayern.

Né en Bavière, formé entre patience et exigence, Lennart Karl incarne le futur immédiat d’un club obsédé par l’excellence. Pourtant, son ascension n’a rien d’un conte lisse. Elle raconte un parcours jalonné de choix forts, de pression et d’attentes démesurées.
Une enfance bavaroise façonnée par le ballon
Lennart Karl voit le jour le 22 février 2008 à Frammersbach. Un village tranquille, loin des projecteurs, mais jamais loin d’un terrain. Très tôt, le ballon devient central. Le SV Viktoria Aschaffenburg l’accueille dès 2015.
Son gabarit interpelle moins que sa coordination. Petit, vif, toujours orienté vers l’avant. Déjà, les éducateurs notent un pied gauche soyeux et une lecture rare. À neuf ans, il rejoint l’Eintracht Francfort.
Francfort lui offre un cadre structurant. Lennart Karl y affine sa vision et son jeu entre les lignes. Pourtant, les relations familiales se tendent avec la direction. Le retour temporaire à Aschaffenburg en 2022 marque une pause stratégique.
Puis vient le Bayern. À 14 ans, Lennart Karl intègre l’académie munichoise. Un saut immense. Un choix décisif. Et ce n’est pas tout. Le club voit en lui un projet prioritaire.
L’explosion dans les équipes de jeunes du Bayern
Dès ses premiers mois à Munich, Lennart Karl impressionne. Avec les U17, il écrase les statistiques. Vingt-sept buts et onze passes décisives en dix-huit matchs lors de la saison 2024-2025. Des chiffres qui parlent seuls.
Son jeu rayonne. Toujours placé entre les lignes, disponible, dangereux. Les défenses souffrent de ses prises d’initiative. En février 2025, il est promu chez les U19. Un test grandeur nature.
Le résultat est immédiat. Dix-sept buts et huit passes décisives en neuf apparitions. Les observateurs allemands s’emballent. Le Real Madrid et l’Ajax s’informent. Mais le Bayern verrouille.
Cette période forge Lennart Karl mentalement. Il affronte des joueurs plus âgés, plus puissants. Pourtant, il ne recule jamais. Son calme devient sa signature.
Premiers pas chez les professionnels, premiers records
Avril 2025 marque un tournant. Lennart Karl est convoqué avec l’équipe première contre Augsbourg. Il reste sur le banc, mais le message est clair. Il appartient désormais au groupe élargi.
Le 15 juin 2025, il dispute ses premières minutes officielles lors de la Coupe du Monde des Clubs face à Auckland City. Une victoire fleuve. Dix à zéro. Une entrée sans trembler.
En août 2025, le Bayern prolonge son contrat jusqu’en 2028. Le numéro 42 sur le dos. Un numéro chargé d’histoire, autrefois porté par Jamal Musiala. Le symbole est fort.
La suite bascule dans l’histoire. Le 22 octobre 2025, Lennart Karl marque en Ligue des champions contre Bruges. À 17 ans et 242 jours, il devient le plus jeune buteur du Bayern dans la compétition.
Mais attention. Ce n’est qu’un début. Il récidive contre Arsenal, puis face au Sporting CP. Trois matchs consécutifs. Trois buts. Un record continental.
Des performances marquantes sur la scène européenne
Le match à Freiburg, le 21 novembre 2025, reste un révélateur. Le Bayern est mené. Lennart Karl réduit l’écart d’un geste clinique. Contrôle pied gauche. Finition pied droit. Puis une passe décisive.
Il sort blessé, sous les applaudissements. Certains commentateurs le désignent joueur du match. Pourtant, il garde la tête froide.
À Londres, contre Arsenal, il égalise dans un Emirates tendu. Martin Ødegaard, son idole, observe depuis le banc. Quelques secondes de cohabitation symbolique. Puis la relève.
Face au Sporting CP, il frappe encore. Contrôle aérien. Frappe instantanée. Titre d’homme du match UEFA. À 17 ans.
Ses statistiques en 2025-2026 confirment l’impact. Vingt matchs. Six buts. Deux passes décisives. Treize titularisations en Bundesliga. Un rendement cohérent avec son xG.
Un style de jeu déjà mature
Lennart Karl évolue principalement en milieu offensif. Il peut glisser à droite sans perdre son influence. Son pied gauche guide son jeu, mais son ambidextrie surprend.
Il excelle dans le demi-espace. Toujours orienté vers le jeu. Sa vision tranche les blocs bas. Son tir à distance oblige les défenses à sortir.
Les comparaisons affluent. Michael Olise pour la créativité. Jamal Musiala pour l’impact global. Martin Ødegaard pour la vision. Certains évoquent Robben ou Ribéry. Pourtant, Karl refuse les parallèles.
Son mental impressionne. Aucun carton. Une discipline constante. Il travaille son pied droit, conscient de ses marges. Il respecte Kane et Kimmich et, écoute.
Vincent Kompany le résume ainsi. Il possède quelque chose que l’on n’enseigne pas.
L’Allemagne comme autre terrain d’expression
Avec les sélections jeunes, Lennart Karl confirme. Treize sélections en U17. Sept buts. Une médaille Fritz Walter en argent.
En novembre 2025, il découvre les U21. Deux buts contre Malte. Un autre face à la Géorgie. Le plus jeune du groupe. Mais jamais en retrait.
Il rêve de la Coupe du monde 2026. L’ambition est affichée. Joshua Kimmich estime qu’il gagnera du temps de jeu. Le débat est lancé.
Entre fidélité au Bayern et rêve madrilène
Sous contrat jusqu’en 2028, Lennart Karl vaut déjà près de trente millions d’euros. Le Bayern protège son joyau. Max Eberl promet une intégration progressive.
Pourtant, le joueur ne cache rien. Le Real Madrid reste son club de rêve. Il l’assume sans provocation. Une ambition claire, mais différée.
Son entourage privilégie la stabilité. Sa famille rejoindra Munich en 2026. Son frère Vincent, également très prometteur, pourrait suivre.
Une trajectoire à surveiller de très près
Lennart Karl n’est pas un feu de paille. Son parcours, ses records et sa maturité dessinent un avenir majeur. Le Bayern le sait. L’Europe observe.
La question n’est plus de savoir s’il confirmera. Mais jusqu’où il ira, et à quelle vitesse.
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