Résumé du Trophée des Champions attendu, ce Classico délocalisé au Koweït a tenu toutes ses promesses. Paris a souffert, douté, puis résisté jusqu’au bout pour dominer Marseille aux tirs au but. Une soirée tendue, marquée par un scénario cruel pour l’OM et un nouveau trophée pour le PSG.

Le jeudi 8 janvier 2026, le stade Jaber Al-Ahmad International de Koweït City accueillait la 30e édition du Trophée des Champions. Le PSG et l’OM se retrouvaient pour un Classico sous pression, avec un titre et un symbole à conquérir. Dans un contexte électrique, les Parisiens ont arraché une victoire 2-2, puis 4 tirs au but à 1, au terme d’un match renversant.
Un Classico sous haute tension et un enjeu historique
Ce Résumé du Trophée des Champions s’inscrit dans une rivalité déjà brûlante cette saison. PSG et OM s’affrontaient pour la troisième fois, après une victoire marseillaise en septembre et avant un nouveau choc au Parc des Princes. Le contexte pesait lourd sur les épaules des joueurs.
Pour Paris, l’enjeu était clair. Le club visait un quatorzième Trophée des Champions, le quatrième consécutif. Après six titres glanés en 2025, le PSG voulait ouvrir 2026 par un nouveau succès. La domination parisienne dans cette compétition est nette, avec douze titres sur les treize dernières éditions. Pourtant, rien n’était acquis.
Côté marseillais, l’objectif était tout aussi fort. L’OM ne compte que trois Trophées des Champions dans son histoire. Une seule victoire face au PSG, en 2010 à Radès, déjà aux tirs au but. Les Olympiens rêvaient de répéter ce scénario et de frapper un grand coup face à leur rival.
La délocalisation au Koweït ajoutait une dimension particulière. Terrain neutre, public partagé, conditions inhabituelles. Mais l’intensité du Classico, elle, n’a jamais quitté la pelouse.
Une première période paradoxale entre domination et réalisme
Le PSG démarrait avec une équipe proche de son onze type. Luis Enrique alignait neuf titulaires de la finale de la Ligue des Champions 2025. L’OM, lui, affichait des intentions claires dès les premières minutes.
Marseille confisquait le ballon et imposait un pressing haut. Dès la 4e minute, Pierre-Émile Hojbjerg obligeait Lucas Chevalier à intervenir. Leonardo Balerdi s’essayait à son tour. Les corners s’enchaînaient. L’OM poussait fort, mais manquait de précision.
Et pourtant, Paris frappait en premier. À la 13e minute, une sortie de balle manquée de l’OM changeait tout. Vitinha récupérait haut et lançait Ousmane Dembélé en profondeur. Le Ballon d’Or 2025 ajustait Geronimo Rulli d’un lob subtil du pied gauche. Froid, clinique, implacable.
Ce but ne calmait pas les Marseillais. L’OM continuait de dominer territorialement. Timothy Weah frôlait le poteau droit à la 40e minute. Chevalier restait vigilant. Paris, lui, acceptait de subir, regroupé, discipliné, prêt à piquer en transition.
La première période se terminait sur ce score de 1-0. Un avantage parisien trompeur, tant la physionomie semblait favorable à l’OM. Mais attention, l’efficacité fait partie de l’ADN parisien.
Un second acte irrespirable et un scénario renversant
Au retour des vestiaires, la tension montait encore d’un cran. Marseille revenait avec les mêmes intentions. Pressing, duels, projection rapide vers l’avant. À la 53e minute, Hojbjerg échappait à une sanction plus lourde après un tacle par derrière sur João Neves. L’arbitre se montrait clément.
Chevalier entrait alors dans une dimension supérieure. À la 56e minute, il réalisait un double arrêt décisif sur une tête de Paixão puis une frappe à bout portant. Deux minutes plus tard, il gagnait son duel face à Gouiri. Le PSG pliait, mais ne rompait pas.
Paris avait pourtant des opportunités. Désiré Doué trouvait le poteau à la 62e minute. À la 66e, il hésitait au moment de conclure, alors que Dembélé attendait seul au centre. Ces occasions manquées allaient coûter cher.
Le match devenait fou. À la 69e minute, Aubameyang pensait partir seul au but sur une passe lumineuse de Kondogbia. Willian Pacho intervenait in extremis. Dans la foulée, Rulli sauvait l’OM dans les pieds de Nuno Mendes, servi par Dembélé.
La pression marseillaise finissait par payer. À la 76e minute, Mason Greenwood partait en profondeur. Lucas Chevalier sortait et fauchait l’Anglais dans la surface. Penalty logique. Greenwood le transformait avec sang-froid. Marseille revenait à 1-1.
L’OM ne s’arrêtait pas là. À la 87e minute, Traoré débordait côté gauche et centrait fort. Willian Pacho déviait involontairement le ballon dans ses propres filets. 2-1 pour Marseille. Le titre semblait tendre les bras aux Olympiens.
Mais ce Résumé du Trophée des Champions ne serait pas complet sans un dernier retournement. À la 90e minute plus quatre, Bradley Barcola débordait et centrait parfaitement. Gonçalo Ramos surgissait et concluait d’une reprise imparable. Paris égalisait au bout du bout. Le stade retenait son souffle.
Une séance de tirs au but maîtrisée par Paris
La prolongation n’existait pas. Tout se jouait aux tirs au but. Dans cet exercice, le PSG affichait une sérénité impressionnante.
Lucas Chevalier devenait le héros de la soirée. Le gardien parisien stoppait les tentatives de O’Riley et Traoré. Deux arrêts décisifs, pleins d’autorité. Face à lui, les tireurs parisiens faisaient preuve d’un sang-froid total.
Gonçalo Ramos ouvrait la série. Vitinha suivait. Nuno Mendes ne tremblait pas. Désiré Doué concluait la séance d’une frappe parfaite. Score final, 4 tirs au but à 1. Le PSG remportait le Trophée des Champions.
La frustration était immense côté marseillais. Mené, puis devant au score, l’OM laissait filer le titre à quelques secondes de la fin. Un scénario cruel, presque insoutenable.
Les performances individuelles qui ont marqué la finale
Ousmane Dembélé a été décisif. Son but à la 13e minute a lancé le PSG. En jambes en première période, dangereux entre les lignes, il a ensuite marqué le pas après la pause. Mais son efficacité initiale a pesé lourd.
Khvicha Kvaratskhelia a livré une prestation solide. Actif défensivement, inspiré offensivement, il a souvent fait la différence par ses prises de balle et sa justesse technique. Un match complet, discret mais précieux.
Lucas Chevalier mérite une mention particulière. Chahuté, sollicité, parfois critiqué, il a répondu présent. Ses arrêts en seconde période et sa maîtrise lors des tirs au but font de lui l’homme du match. Sans lui, le PSG ne soulève pas ce trophée.
Mason Greenwood a vécu une soirée contrastée. Longtemps bien muselé par Pacho, il a su provoquer et transformer le penalty de l’égalisation. Un geste fort, dans un match où il a peu existé autrement.
Willian Pacho a incarné toute l’ambivalence de cette finale. Défenseur actif, autoritaire, décisif dans les duels, il est aussi malheureux sur son but contre son camp. Un épisode cruel pour un joueur globalement solide.
Nuno Mendes a apporté sur son côté gauche. Présent offensivement, appliqué défensivement, il a conclu sa prestation par un tir au but transformé avec assurance.
Statistiques, symboles et domination parisienne confirmée
Les chiffres racontent une autre histoire. L’OM a dominé la possession, surtout en première période. Douze corners obtenus avant la pause, une pression constante, mais trop d’occasions manquées. Le football se montre parfois impitoyable.
Ce Résumé du Trophée des Champions illustre parfaitement la capacité du PSG à survivre. Mené dans le jeu, mené au score, Paris a su attendre son moment. L’égalisation à la 94e minute restera comme l’une des scènes fortes de cette édition.
Le contraste émotionnel était frappant. Joie explosive côté parisien. Abattement total chez les Marseillais. Le souvenir de Radès en 2010 ressurgissait, mais dans le mauvais sens cette fois pour l’OM.
Avec ce succès, le PSG ajoute un premier titre à son palmarès 2026. Un quatorzième Trophée des Champions, symbole d’une domination continue sur cette compétition. Et ce n’est pas tout, ce trophée pourrait servir de tremplin pour la suite de la saison.
Le prochain Classico approche déjà, au Parc des Princes, avec un parfum de revanche et une tension renouvelée.
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