Deloitte Football Money Club 2026 : le point complet

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Le Deloitte Football Money Club 2026 confirme une saison historique pour l’économie du football. Les chiffres atteignent des sommets inédits. Les équilibres européens évoluent. Les modèles économiques se redessinent sous la pression du terrain, du marché et des régulateurs.

Le Deloitte Football Money Club 2026 révèle une hiérarchie bouleversée. Les revenus explosent. Les écarts se creusent. Les stratégies commerciales deviennent décisives dans la course au pouvoir financier.

Deloitte Football Money Club 2026 : le point complet
deloitte football money league 2026 Crédits : Deloitte.com

Le rapport publié le 22 janvier 2026 dresse un état des lieux précis. Il met en lumière les forces dominantes et expose les fragilités structurelles. Il trace aussi les tendances lourdes des prochaines saisons.

Une année record pour les revenus du football mondial

Le Deloitte Football Money Club 2026 établit un nouveau sommet historique. Les vingt clubs les plus riches du monde ont généré 12,4 milliards d’euros de revenus cumulés. La progression atteint 11 pour cent sur un an. La saison précédente s’élevait à 11,2 milliards d’euros.

Cette croissance confirme une dynamique solide. Elle s’appuie sur trois piliers. Les revenus commerciaux. La billetterie. Les droits de diffusion. Pour la première fois, les revenus commerciaux dépassent la barre symbolique des cinq milliards d’euros.

Autre fait marquant. Les trois premières places du classement sont occupées par des clubs espagnols. Une première dans l’histoire du classement. Ce basculement traduit un changement profond dans la répartition de la valeur en Europe.

Real Madrid et Barcelona, la domination espagnole assumée

Le Real Madrid reste seul au sommet. Le club madrilène affiche 1,161 milliard d’euros de revenus sur la saison 2024 2025. Il franchit le milliard pour la deuxième année consécutive. Aucun autre club n’approche ce seuil.

real Madrid Deloitte Football Money Club 2026 : le point complet
Jude Bellingham Crédits : IMAGO/Sportimage

La clé de cette performance réside dans le commercial. Les revenus commerciaux progressent de 23 pour cent. Le merchandising explose. Les partenariats se multiplient. Le Real Madrid génère à lui seul 594 millions d’euros de revenus commerciaux. Ce chiffre équivaut au dixième rang du classement général.

La billetterie recule légèrement. Elle baisse de 6 pour cent pour atteindre 233 millions d’euros. La diminution des ventes de Personal Seat Licenses explique ce repli. Pourtant, ce niveau reste le deuxième plus élevé jamais enregistré par un club.

Barcelona signe un retour spectaculaire. Le club catalan grimpe de la sixième à la deuxième place. Ses revenus atteignent 974,8 millions d’euros. La croissance s’élève à 27 pour cent sur un an.

Ce bond s’explique par l’introduction des Personal Seat Licenses. La rénovation du Camp Nou joue un rôle central. Environ 70 millions d’euros de revenus ponctuels sont générés. Et ce malgré les matchs disputés hors du stade historique.

Cette réussite ouvre une voie. D’autres clubs européens observent attentivement ce modèle. Les projets de rénovation deviennent des leviers financiers majeurs.

Deloitte Football Money Club 2026 : Premier League, redistribution interne et fragilités sportives

La Premier League conserve sa profondeur financière. Mais l’ordre interne change. Liverpool devient le premier club anglais du classement. Le club atteint la cinquième place avec 836,1 millions d’euros de revenus.

Deloitte Football Money Club 2026 : Liverpool
Mohamed Salah Crédits : IMAGO:Action Plus

Le retour en Ligue des champions booste les droits de diffusion. La hausse atteint 34 pour cent sur ce segment. Les revenus commerciaux progressent également. Les événements organisés à Anfield hors matchday se multiplient. Liverpool s’appuie aussi sur un réseau mondial de vingt et un magasins.

Manchester City recule fortement. Le club passe de la deuxième à la sixième place. Ses revenus s’élèvent à 829,3 millions d’euros. Les performances sportives expliquent ce recul. La troisième place en Premier League pèse. L’élimination précoce en Ligue des champions réduit les revenus de diffusion.

Manchester United traverse une période critique. Le club chute à la huitième place. C’est son plus mauvais classement historique. Les revenus atteignent 793,1 millions d’euros.

La billetterie et le commercial progressent pourtant. Soixante quinze millions d’euros supplémentaires sont enregistrés. Mais la diffusion s’effondre. L’absence de Ligue des champions coûte cher. La quinzième place en championnat accentue la chute.

Arsenal confirme sa solidité. Le club se classe septième avec 821,7 millions d’euros. L’Emirates Stadium devient un atout stratégique. Les revenus matchday augmentent de plus de cinquante millions de livres sur deux saisons.

Tottenham reste stable. Le club conserve la neuvième place avec 672,6 millions d’euros. La croissance atteint 9 pour cent. Les revenus commerciaux et la billetterie compensent l’absence européenne.

Chelsea complète ce groupe. Le club affiche 584,1 millions d’euros. La trajectoire reste stable. Aucune rupture majeure n’apparaît.

Ligue 1, isolement du PSG et décrochage structurel

Le Paris Saint Germain demeure l’exception française. Le club se classe quatrième avec 837 millions d’euros de revenus. La croissance atteint 4 pour cent sur un an.

Nasser Al-Khelaifi Crédits : Imago Images
Nasser Al-Khelaifi Crédits : Imago Images

La victoire en Ligue des champions joue un rôle clé. Les revenus commerciaux continuent de progresser. Les partenariats internationaux renforcent l’image du club. Air Jordan reste un moteur fort. La participation à la Coupe du Monde des Clubs génère plus de 90 millions de dollars.

Mais derrière, le vide est total. Ni Marseille ni Lyon ne figurent dans le top vingt. Cette situation n’était plus arrivée depuis 2021 2022.

La crise des droits télévisés frappe durement. Les nouveaux contrats sont inférieurs d’environ 20 pour cent au cycle précédent. L’arrêt des versements CVC aggrave la situation. Les clubs perdent un soutien financier majeur.

Marseille se classe trentième avec 188,7 millions d’euros. La compétitivité financière française recule nettement à l’échelle européenne.

La Ligue 1 tente une réponse audacieuse. Elle lance une stratégie Direct to Consumer. Elle devient la première grande ligue européenne à franchir ce pas. Mais attention. À court terme, les revenus de diffusion diminuent encore.

Deloitte Football Money Club 2026 : Italie, contrastes marqués et dépendance sportive

L’Inter Milan réalise une progression impressionnante. Le club passe de la quatorzième à la onzième place. Les revenus atteignent 537,5 millions d’euros. La croissance s’élève à 37 pour cent.

Inter Milan Crédits : Letsgosvito
Inter Milan Crédits : Letsgosvito

La Coupe du Monde des Clubs apporte un surplus important. Les droits de diffusion progressent de 17 pour cent. La finale de Ligue des champions renforce encore cette dynamique.

L’AC Milan suit la trajectoire inverse. Le club recule à la quinzième place. Les revenus s’établissent à 410,4 millions d’euros. L’absence de compétitions européennes pénalise fortement la diffusion.

La Juventus se stabilise. Elle conserve la seizième place avec 401,7 millions d’euros. La croissance atteint 13 pour cent. Le retour en Ligue des champions relance les revenus.

L’Atlético Madrid se maintient dans le top treize. Le club génère 454,5 millions d’euros. L’Espagne confirme son poids global.

Revenus commerciaux, billetterie et diffusion, l’équilibre évolue

Les revenus commerciaux deviennent la première source mondiale. Ils atteignent 5,3 milliards d’euros. Ils représentent 43 pour cent du total. La croissance est continue depuis trois ans.

Les clubs exploitent mieux leur marque. Le retail progresse. Les partenariats se diversifient. Les stades deviennent des actifs polyvalents. Concerts. Restaurants. Hôtels. Événements privés.

La billetterie affiche la croissance la plus rapide. Elle progresse de 16 pour cent. Elle atteint 2,4 milliards d’euros. Les Personal Seat Licenses jouent un rôle central. Les prix augmentent. Les capacités évoluent. L’expérience spectateur se transforme.

Les droits de diffusion progressent de 10 pour cent. Ils atteignent 4,7 milliards d’euros. L’expansion des compétitions UEFA soutient cette hausse. La Coupe du Monde des Clubs apporte un surplus significatif.

Mais la dépendance reste forte. Les clubs classés entre onze et vingt tirent près de la moitié de leurs revenus de la diffusion. Le risque sportif demeure élevé.

Deloitte Football Money Club 2026 : Football féminin, accélération économique spectaculaire

Le football féminin franchit un cap historique. Les quinze clubs les plus riches génèrent 158 millions d’euros. La croissance atteint 35 pour cent sur un an. Le seuil des 150 millions est dépassé pour la première fois.

Arsenal Women prend la tête du classement. Le club affiche 25,6 millions d’euros de revenus. La progression atteint 43 pour cent. Les recettes matchday culminent à sept millions d’euros. Les affluences dépassent régulièrement 35 000 spectateurs.

Arsenal FC Women Crédits : www.arsenal.com

Chelsea Women suit de près. Les revenus atteignent 25,4 millions d’euros. Le club domine le commercial. La structuration interne renforce la lisibilité économique.

Barcelona Femení recule à la troisième place. Les revenus atteignent 22 millions d’euros. Le niveau reste élevé. Le pôle féminin représente désormais un actif stratégique.

Les revenus commerciaux constituent 72 pour cent du total féminin. La diffusion et la billetterie offrent encore un potentiel massif. Les investissements progressent. Les records de transferts tombent. Naomi Girma devient la joueuse la plus chère de l’histoire.

La Coupe du Monde des Clubs féminine prévue en 2028 ouvre une nouvelle perspective. Mais les enjeux de calendrier et de bien être restent centraux.

Menaces émergentes et charge croissante des joueurs

Le rapport alerte sur de nouveaux acteurs. La Saudi Pro League monte en puissance. Aucun club n’est encore classé. Mais l’impact commercial progresse. Les investissements attirent l’attention mondiale.

La MLS avance également. Inter Miami devient un vecteur commercial stratégique. La Coupe du Monde 2026 pourrait accélérer cette dynamique.

Enfin, la charge de matchs inquiète. Les clubs de la Money League disputent en moyenne 57 matchs sur la saison. Ils en jouaient 51 l’année précédente. L’augmentation atteint 12 pour cent. Le bien être des joueurs devient un enjeu central.

Le Deloitte Football Money Club 2026 montre un football à un tournant. La puissance financière se concentre. Les modèles économiques évoluent. Et la prochaine bataille pourrait bien se jouer hors du terrain.

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Sources :
Deloitte
Goal.com
Skysports
BBC
ESPN
NYTIMES