Les entraîneurs les mieux payés ne se cachent plus. Ils pèsent sur le mercato, le vestiaire, et parfois le destin d’un club. Pourtant, derrière les chiffres, il y a une bataille de pouvoir, de résultats, et de fiscalité.

Dans le football 2025-2026, l’argent ne rémunère pas seulement une idée de jeu. Il achète du temps, du silence, et une forme de crédit médiatique. Mais attention, ce métier reste une chaise électrique. Les salaires montent, et les licenciements aussi.
Pourquoi ces salaires explosent en 2025-2026
L’équation est simple. Les droits TV tirent l’Angleterre vers le haut. Les fonds souverains dopent l’Arabie Saoudite. Les marques mondiales protègent leur valeur avec des techniciens bankables.
Le coach est devenu un actif. Il incarne une méthode, une culture, une promesse de titres. Les dirigeants veulent un visage, et un pare feu. Alors, ils paient cher.
Et ce n’est pas tout. La prime de performance s’est invitée partout. Bonus de titres, clauses d’objectifs, primes de qualification, et indemnités gigantesques.
Entraîneurs les mieux payés : Brut, net, primes, le piège des comparaisons
Comparer des salaires est un sport à part. Certaines sources parlent en brut. D’autres parlent en net. Parfois, les bonus sont inclus. Parfois, ils sont laissés de côté.
En Europe, la fiscalité rogne fortement le net. En Arabie Saoudite, l’absence d’impôt sur le revenu change tout. Résultat, un salaire “plus bas” sur le papier peut être supérieur dans la poche.
C’est la clé de lecture du classement. Simone Inzaghi, annoncé autour de 25 à 26 M€ net, peut dépasser un record brut européen. Pourtant, l’opinion retient souvent le plus gros chiffre brut.
Top 20 des entraîneurs les mieux payés en 2025-2026
1. Diego Simeone, Atlético Madrid
Salaire annuel estimé : 26 à 34 M€ brut. Contrat : jusqu’en juin 2027. Simeone reste la référence salariale mondiale. Son ancienneté renforce sa position.
2. Simone Inzaghi, Al Hilal
Salaire annuel estimé : 25 à 26 M€ net. Bonus possibles jusqu’à 30 M€. Contrat : 2025 à 2027. Son départ de l’Inter a marqué un tournant.

3. Pep Guardiola, Manchester City
Salaire annuel estimé : environ 23 M€ par an. Contrat prolongé en novembre 2024 jusqu’en 2026, option 2027. Guardiola symbolise la stabilité par la domination.
4. Mikel Arteta, Arsenal
Salaire annuel estimé : 15 à 18 M€. Contrat prolongé en septembre 2024 jusqu’en 2027. Arteta a gagné du poids avec la régularité au sommet.
5. David Moyes, Everton

Salaire annuel estimé : environ 14,5 M€. Contrat signé en janvier 2025 pour 2,5 ans. Cas atypique, car Everton n’est pas un mastodonte récent.
6. Luis Enrique, Paris Saint Germain
Salaire annuel estimé : environ 12 M€ par an, soit 1 M€ brut mensuel. Il domine largement la Ligue 1. À Paris, la pression est quotidienne.
7. Antonio Conte, Napoli
Salaire annuel estimé : 11 à 13 M€ brut. Base évoquée : 6 M€ net, plus primes. Contrat : 2024 à 2027. Conte a remis Naples en ordre.
8. Jorge Jesus, Al Nassr
Salaire annuel estimé : environ 12 M€. Contrat d’un an signé en juillet 2025. Sa nomination est associée à la volonté de Cristiano Ronaldo.
9. Matthias Jaissle, Al Ahli
Salaire annuel estimé : 9 à 12 M€. Contrat : jusqu’en 2026, discussions pour prolonger. Profil jeune, déjà installé dans un projet riche.
10. Carlo Ancelotti, sélection du Brésil
Salaire annuel estimé : environ 10 M€ par an. Bonus : 5 M€ si victoire au Mondial 2026. Contrat : depuis mai 2025, jusqu’après 2026.

11. Unai Emery, Aston Villa
Salaire annuel estimé : environ 9,3 M€. Prolongé après une qualification en Ligue des champions. Emery monétise sa fiabilité tactique.
12. Thomas Frank, ex Tottenham
Salaire annuel estimé : environ 9,3 M€. Limogé en février 2026. Son passage illustre la violence du calendrier et des attentes.
13. Vincent Kompany, Bayern Munich
Salaire annuel estimé : 7 à 9 M€ brut. Contrat : jusqu’en 2027. Son titre de Bundesliga a retourné l’opinion allemande.
14. Xabi Alonso, ex Real Madrid
Salaire annuel estimé : 7 à 9 M€. Limogé en janvier 2026. Indemnités évoquées : 7 à 9 M€. Le Real ne laisse rien au hasard.
15. Ruben Amorim, Manchester United
Salaire annuel estimé : 7,5 à 8 M€. Contrat : jusqu’en 2027, option d’un an. United paie la reconstruction, malgré une première saison dure.
16. Arne Slot, Liverpool
Salaire annuel estimé : environ 8 M€. Contrat depuis l’été 2024. Il succède à un mythe, et gagne vite du crédit.
17. Hansi Flick, FC Barcelone
Salaire annuel estimé : environ 7,5 M€ brut. Primes pouvant monter à 9,3 M€. Contrat prolongé en mai 2025 jusqu’en 2027.
18. Thomas Tuchel, sélection d’Angleterre
Salaire annuel estimé : 5,8 à 6 M€. Contrat prolongé en février 2026 jusqu’à l’Euro 2028. Objectif clair : ramener un titre majeur.
19. Laurent Blanc, ex Al Ittihad
Salaire annuel estimé : 10 à 12 M€. Prime possible : 8 M€ en cas de titre. Limogé en septembre 2025. Même gagner ne protège pas.
20. José Mourinho, Benfica
Salaire annuel estimé : environ 6 M€ par an. Contrat : 2025 à 2027. Il accepte un salaire inférieur à ses standards récents.
Ce que raconte ce classement, au delà des montants
Premier constat : l’Arabie Saoudite a changé la hiérarchie. Inzaghi, Jorge Jesus, Jaissle, et l’épisode Blanc, pèsent lourd. Les clubs saoudiens paient le statut, et le réseau.
Deuxième constat : la Premier League reste une machine à cash. Guardiola, Arteta, Moyes, Emery, Slot, Amorim, Frank, tous y figurent. Même sans titres, un coach peut toucher très haut.
Troisième constat : la Ligue 1 est à part. Elle ne rivalise pas en volume global. Pourtant, le PSG impose un sommet national. Luis Enrique incarne cette exception française.
Entraîneurs les mieux payés : Les profils qui justifient un salaire “hors marché”
Simeone, Guardiola, Ancelotti, ce sont des marques. Leur palmarès ouvre des portes, leur aura calme un vestiaire. Leur nom protège un président.
Guardiola est l’exemple parfait. Il structure un club, du pressing aux sorties de balle. Il impose une exigence, et City achète cette méthode.

Simeone, c’est autre chose. C’est la fidélité et la guerre de tranchées. Son Atlético vit d’intensité, de transitions, et de mental. Le club paye une identité.
Ancelotti, lui, vaut pour sa gestion humaine. Il pacifie un groupe de stars. Et dans une sélection, c’est de l’or.
Le choc des projets : Europe contre Saudi Pro League
En Europe, l’entraîneur est un architecte. Il doit durer, développer, et gagner. En Arabie Saoudite, le projet est aussi politique et marketing. Le coach devient une vitrine.
Cela crée un appel d’air. Les clubs européens perdent des techniciens confirmés. Les salaires montent pour retenir. Les agents exploitent la concurrence.
Mais attention, ce modèle a un coût sportif. Les effectifs changent vite. Les exigences médiatiques sont immédiates. Et la stabilité reste fragile, malgré l’argent.
Instabilité : le salaire n’achète pas la patience
Le classement contient des avertissements. Thomas Frank est déjà dehors en février 2026. Xabi Alonso est sorti en janvier 2026. Laurent Blanc a été remercié en septembre 2025.

Ces cas rappellent une vérité. Le football paie cher, puis coupe net. Un mauvais trimestre peut effacer un projet annuel.
Et ce n’est pas tout. Les indemnités gonflent la facture globale. Elles font partie du modèle économique des grands clubs. Elles alimentent aussi la défiance des supporters.
Entraîneurs les mieux payés : Lecture française, le PSG, l’exception qui écrase le reste
En France, la discussion change de nature. Le PSG surpaye, car il vise l’Europe. Les autres clubs arbitrent. Ils misent sur la formation, la data, et les staffs élargis.
Luis Enrique est le visage le plus cher. Il est aussi un signal. Paris achète une méthode et une légitimité. Le reste de la Ligue 1 ne joue pas la même compétition.
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6 sources principales utilisées pour les Entraîneurs les mieux payés
- GiveMeSport, classement des managers les mieux payés (2025)
- SalaryLeaks, fiches salaires et contrats des entraîneurs
- The Guardian, prolongation de Guardiola à Manchester City (novembre 2024)
- BBC Sport, prolongation de Thomas Tuchel avec l’Angleterre (février 2026)
- El Español, détails du contrat de Diego Simeone jusqu’en 2027
